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Paik Dong-Soo est surnommé "le Chinois" par les Mexicains. C’est un Nord-Coréen un peu étrange, qui mène une vie d’ermite, retiré près d’El Paso. Victime d’hallucinations, il récupère ses médicaments chez un vieux médecin allemand, réfugié lui aussi dans la Sierra depuis des lustres.Dong-Soo passe ses journées à scruter les écrans de ses ordinateurs pour y surveiller à distance sa femme et son fils, installés à New York et persuadés qu'il est mort.Pour vivre et entretenir ses réflexes d’ancien soldat, il accepte de boxer de temps à autres contre les champions d’un des parrains locaux de la drogue. Ce dernier a pour favorite une jeune femme que Dong-Soo prend en pitié et projette de sauver. Jusqu’à ce qu’un membre du gang des Italiens de New York vienne dealer avec le Mexicain et reconnaisse Dong-Soo lors d'un combat de boxe clandestin.

Vous n'êtes pas obligé de lire la trilogie des Ténèbres pour comprendre ce livre. J'ai retrouvé avec plaisir Paik Dong Soo qui est plutôt mal en point, son corps ne supporte plus les coups : il participe à des combats clandestins organisés par Torres, un parrain de la drogue. Il essaie de rester discret sauf que, lors d'un combat, un parrain de la mafia italienne le reconnaît, un contrat est sur sa tête. A partir de ce moment là, Paik Dong Soo va devoir agir surtout qu'il a son code d'honneur et qu'en plus une femme et un enfant sont en danger. Pourtant, l'apparence peut parfois être trompeuse. En parallèle, l'histoire de la famille Dalton qui habite de l'autre côté de la frontière mexicaine : une mère décédée, un père violent et alcoolique qui abuse de sa fille, le petit dernier maltraité par le père et le frère. Pendant une grande partie du roman, je me suis demandée ce que venait faire cette histoire dans l'histoire principale.

Ce livre est très violent, Jean-Luc Bizien ne met pas de fioriture pour adoucir cette violence, il nous la présente telle quelle.  Mais il n'y a pas qu'une violence. Jean-Luc Bizien nous montre de nombreuses sortes de violence : la violence par intérêt pour obtenir quelque chose, la violence qui donne du plaisir à son auteur, la violence pour dominer et la violence pour se défendre.

Ce que j'apprècie dans ce livre est la crédibilité de l'histoire. Je trouve aussi qu'il est bien écrit (comme je l'ai déja écrit, je ne suis pas une experte loin de là). Evidemment, il y a du suspens et de l'action.

Je trouve dommage que les livres de Jean-Luc Bizien ne soient pas plus présents en librairie. J'ai commencé à lire la trilogie parce que j'ai un ami qui m'en a parlé, je ne connaissais pas du tout cet auteur. J'ai trouvé un exemplaire Au Furet du Nord à Carré Sénart mais j'ai du commandé les deux autres. J'ai aussi du commandé Crotales même à la Fnac des Halles je ne les ai pas trouvé.

J'espère que je vais retrouver bientôt Paik Dong Soo pourtant il n'est pas super sympathique mais c'est un personnage qui fait ce qu'il a à faire, il a un code d'honneur, quand il donne sa parole, il s'y tient.