Dors si tu peux....

23 avril 2017

Election

Je suis allée voter ce matin. J'ai encore hésité entre deux candidats mais finalement j'ai décidé de voter pour un soi-disant petit candidat parce que c'est le seul qui a vraiment parlé des problèmes des régions rurales, de la désertification des campagnes. Il n'y a pas que Paris et les grandes villes qui font la France.

Aucun programme ne m'a vraiment convaincu de toute façon, je me dis que le nouveau président ne pourra pas faire de miracle, il va falloir faire avec les moyens du bord.

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Trois jours et Une Vie de Pierre Lemaitre

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« À la fin de décembre 1999, une surprenante série d'événements tragiques s'abattit sur Beauval, au premier rang desquels, bien sûr, la disparition du petit Rémi Desmedt. Dans cette région couverte de forêts, soumise à des rythmes lents, la disparition soudaine de cet enfant provoqua la stupeur et fut même considérée, par bien des habitants, comme le signe annonciateur des catastrophes à venir.
Pour Antoine, qui fut au centre de ce drame, tout commença par la mort du chien.»

Le retour de Pierre Lemaitre au roman psychologique. Je n'avais pas du tout aimé son roma Au Revoir Là-Haut. Pierre Lemaitre décrit parfaitement comment un événement, une décision peut influencer le cours d'une vie. Peut être qu'Antoine aurait eu une autre vie si sa mère lui avait réagi autrement ou si un X avait fait autre chose. C'est vraiment l'effet papillon.

un bon roman psychologique même si ce n'est pas forcément un roman qui va rester dans ma mémoire.

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L'Insoumis de John Grisham

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Son numéro est sur liste rouge. Il porte une arme. Son bureau est un van blindé. Il a un chauffeur qui est aussi son garde du corps, son assistant juridique et son unique ami. Il accepte les clients dont personne ne veut : un junkie accusé d’avoir tué deux petites filles, un chef mafieux dans le couloir de la mort, un homme qui a levé le feu sur les forces de police alors qu’elles se trompaient de cible...
S'il vous arrive de gros ennuis, c'est Sebastian Rudd qu'il faut choisir comme avocat.
Avec L'Insoumis, John Grisham montre une face plus grave et plus poignante de son talent. Son personnage haut en couleur, outrancier, mais définitivement humain, lui permet de livrer un vif combat contre les travers de la justice américaine.

Ce n'est pas le meilleur livre de John Grisham que j'ai lu. Ce livre est une critique virulente de la justice américaine. John Grisham démontre les aberrations de ce système à travers le récit de différentes affaires traitées par Sebastian Rudd mais il n'y a pas vraiment d'histoire en tant que telle. Le style est assez décousu et le seul fil conducteur est la relation que Sebastian Rudd entretient avec son ex femme pour la garde de son fils.

Je suis donc un peu déçue par cette lecture même elle donne une autre vision de la justice américaine.

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17 avril 2017

Rompre Le Silence de Mechtild Borrmann

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En 1997, Robert Lubisch vide la villa familiale à la suite du décès de son père, un riche industriel qui a fait fortune dans les années d’après-guerre. Parmi ses papiers, il trouve une carte d’identité SS au nom d’un inconnu et la photographie d’une très belle femme. Quel est le rapport avec son père ? Lui, l’homme si parfait, si lisse, avait-il des secrets à cacher ? Au fil de ses recherches, Robert sent qu’il a réveillé un démon assoupi depuis la guerre et que l’histoire de son père est bien plus trouble qu’il l’a toujours pensé.
Sans clichés ni leçons d’histoire, un polar passionnant sur l’influence et les dégâts du national-socialisme sur un groupe de jeunes adultes pris dans la tourmente de l’Histoire.

J'ai adoré ce roman. Il a élu meilleur roman policier en Allemagne en 2012 mais l'enquête policière n'est pas centrale dans cette histoire. C'est assez rare les romans qui parlent de la seconde guerre mondiale du point du vue des Allemands. Allemands qui n'étaient pas tous pro nazi et qui ont aussi souffert pendant cette guerre, qui ont aussi subi la pression des nazis. Robert Lubisch veut mieux connaître son père avec qui il avait de mauvaises relations car Robert avait décidé de ne pas reprendre la direction de la société créée par son père pour devenir médecin. Les seuls moments de complicité qu'il a eu avec son père sont quand celui ci lui raconter la fin de la guerre et comment il avait réussi à sauver sa vie. C'est pourquoi Robert décide d'en savoir plus après la découverte d'une photo et d'anciens papiers. Mais il va réveiller le démon assoupi.

L'auteure raconte l'essentiel, il n'y a pas de longueurs, les seules références historiques sont les dates mais il n'y a pas de lourdeurs souvent dues au rappel du contexte.

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Quand La Neige Danse de Sonja Delzongue

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Février 2014, au nord de Chicago. La neige et le blizzard semblent avoir pétrifié la petite ville de Crystal Lake. Un matin, le médecin Joe Lasko reçoit un paquet. Y repose une magnifique poupée aux cheveux longs et roux, sosie de sa fille Lieserl disparue depuis plusieurs semaines. Comble de l'horreur : la poupée est vêtue exactement comme Lieserl le jour où elle s'est volatilisée.
Ce n’est pas tout. Depuis un mois, quatre fillettes ont été enlevées, et chacune des familles va recevoir une poupée. Joe, jeune divorcé, décide de mener sa propre enquête, aidé par une détective privée dont il était secrètement amoureux des années plus tôt. Conscients que l'affaire les dépasse, tous deux appellent à l'aide Hanah Baxter, la célèbre profileuse, et son inséparable pendule. Quelque part dans Crystal Lake, depuis très longtemps, quelqu'un s'en prend aux enfants. Les détient-il prisonnières? Sont-elles encore en vie ?

C'est le second roman de cette auteure. Une belle découverte qui m'a donné envie de lire le premier roman. L'auteure est française. J'ai beaucoup aimé l'originalité de l'intrigue et les personnages. Hanah Baxter qui est censée être le personnage central n'est pas très présente, c'est le seul bémol de cette histoire.

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11 avril 2017

Les Témoins saison 2

Un bus a été retrouvé abandonné au milieu d'une route. A l'intérieur ? Une quinzaine de cadavres congelés qui ont tous eu une liaison plus ou moins longue avec Catherine Keemer. Or, celle-ci a disparu depuis trois ans. Et réapparaît comme par enchantement, la mémoire vierge de tout souvenir : on retrouve Marie Dompnier dans le rôle de Sandra Winckler la flic par contre Thierry Lhermitte n'est pas présent dans cette saison. Le rôle de Catherine Keemer est joué par l'excellente Audrey Fleurot.

J'ai beaucoup aimé l'atmosphère de cette série. En plus, je trouve que la trame de l'histoire est orginale. L'avantage de ce type de série est qu'on a un début et une fin. Ce n'est pas une série qu'on est obligée de suivre pendant 10 ans pour avoir la fin mot de l'histoire. J'ai aussi beaucoup aimé les personnages : Sandra Winckler a du mal à concilier sa vie de flic et sa vie de femme et de mère. Quand elle est prise par une enquête, elle a du mal à se consacrer à autre chose. Catherine Keemer retrouve la liberté au bout de 3 ans, elle ne se souvient de rien même pas de ses filles, elle se lance dans la recherche de son bébé disparu.

Une belle réussite française qui change des séries américaines. Le suspens est maintenu jusqu'à la fin et l'accent est mis sur l'enquête et la psychologie.

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Tout Ce Qu'On ne S'est Jamais Dit de Celeste NG

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1977, Ohio. Lydia Lee, seize ans, est une élève et une fille modèle. Elle est le grand espoir de son père, d’origine chinoise, qui projette sur elle ses rêves d’intégration, et de sa mère qui espère à travers elle accomplir ses ambitions professionnelles déçues. Mais à quoi rêve Lydia en secret ? Lorsque la police découvre son corps au fond d’un lac, la famille Lee, en apparence si soudée, va affronter ses secrets les mieux gardés, car plus rien ne sera pareil. La disparition de Lydia vire soudainement à l’autopsie familiale. Connaît-on jamais vraiment ses proches ?

J'ai été agréablement surprise par ce roman. L'auteure analyse avec précision les relations dans cette famille. Elle décortique la vie de cette famille. D"un côté, le père d'origine chinoise qui a eu du mal à s'intégrer, qui a honte de ses parents, d'un autre côté la mère qui rêvait d'être médecin qui a rencontré son mari et est tombée enceinte ce qui a anéanti son rêve. Ensuite il y a les enfants : Lydia qui ressemble physiquement à sa mère. Celle ci reporte tous ces rêves et ambitions sur sa fille sans se préoccuper des envies de sa fille et le père rêve que sa fille ait beaucoup d'amies, s'intégre. Bref, il y a beaucoup de pressions sur la fille aînée. Ensuite, il y a le fils qui se passionne pour l'astronomie, son refuge face à un père qui l'ignore. Et enfin, la petite dernière qui est transparente aux yeux de sa famille.

Il y a aussi une forte critique envers le racisme aux États-Unis. Le racisme ne passe pas forcément par des insultes mais par exemple en offrant un poste à un "pur"américain même si la personne d'origine X est plus compétente.

J'ai beaucoup aimé la fluidité de l'écriture, les différents points de vue des protagonistes, l'analyse des comportements. 

Un très bon roman psychologique qu'on retrouve à la fois dans le rayon roman mais aussi polar.

 

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09 avril 2017

Nuit de Bernard Minier

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Nuit de tempête en mer du Nord. Secoué par des vents violents, l’hélicoptère dépose Kirsten Nigaard sur la plate-forme pétrolière. L’inspectrice norvégienne enquête sur le meurtre d’une technicienne de la base off-shore. Un homme manque à l’appel. En fouillant sa cabine, Kirsten découvre une série de photos. Quelques jours plus tard, elle est dans le bureau de Martin Servaz. L’absent s’appelle Julian Hirtmann, le tueur retors et insaisissable que le policier poursuit depuis des années. Étrangement, sur plusieurs clichés, Martin Servaz apparaît. Suivi, épié. Kirsten lui tend alors une autre photo. Celle d’un enfant. Au dos, juste un prénom : GUSTAV. Pour Kirsten et Martin, c’est le début d’un voyage terrifiant. Avec, au bout de la nuit, le plus redoutable des ennemis.

J'attendais avec impatience ce nouveau Minier et je suis un peu déçue. Le début était pourtant prometteur avec la mort de cette technicienne et cette inspectrice venue de Norvége. Servaz se laisse toujours "avoir" par Hirtmann. Globalement, j'ai trouvé que l'histoire n'était pas très crédible, il y a des bouts d'histoire, des début de pistes mais ce n'est pas assez finalisé. Servaz est décevant et surtout j'ai trouvé que cette histoire n'était pas crédible et manquait de rigueur.

Bernard Minier ne se met pas en danger avec ce nouveau roman, il surfe sur ce qui a fait le succès de "Glacé". La fin laisse supposer une suite et je me suis dit qu'il fallait savoir arrêter une histoire. Je trouve que Nuit est déjà l'histoire de trop. Je ne sais pas pourquoi quand j'ai refermé le livre, j'ai pensé à la saga des Fantomas avec le commissaire Juve qui poursuit inlassablement Fantomas.

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01 avril 2017

Les salons du livre

Avec le salon du livre de Paris, il y a eu des polémiques sur le prix de l'entrée. Je comprends tout à fait que 10 euros la semaine et 12 euros le week-end est une somme mais par exemple le tarif pour le salon de l'agriculture ou la foire de Paris est de 14 euros !!!!! Il faut bien rémunérer la société qui gère le salon, le personnel, l'éclairage, etc.

Est ce que ce type de salon doit être gratuit parce que ça concerne les livres, la culture ? Pour moi, le salon du livre est comme une grande librairie, on vient pour acheter un produit comme on va à la Foire de Paris pour acheter un meuble ou des couteaux. Est ce que le livre est un objet comme les autres ?

Je connais beaucoup de personnes qui y vont pour rencontrer les auteurs. Je ne suis pas assez patiente pour faire 2 heures de queue pour avoir une signature et 2 mots (ça se résume souvent à ça) d'un auteur en plus ce n'est pas ma tasse de thé. Comme j'ai déjà dit dans un autre post, je discute volontiers avec les auteurs qui vont chez Cultura. En général, on n'a plus de temps alors certes, ce n'est pas des auteurs très connus comme par exemple Marc Loret dont je vous ai parlé ici où alors ce sont des auteurs qui vont devenir connus comme Jacques Saussey mais ce sont des rencontres très intéressantes et enrichissantes.

Je n'ai pas testé des petits salons organisés dans des villes de province. Certains salons demandent aussi aux écrivains une contribution, par exemple, Jacques Saussey a indiqué, que pour le salon du livre de Sens, les organisateurs lui demandaient 50 euros. Il y a aussi des personnes qui estiment que les auteurs ne devraient rien payer mais dans n'importe quel salon, les participants paient une prestation. Nous nous étions renseignés pour faire un salon du mariage mais c'était hors de prix entre 500 et 900 euros, il faut en vendre des prestations pour amortir ce prix. Les écrivains vont aussi dire qu'il faut vendre beaucoup de livres pour amortir ce prix.

La question est : "est ce que le livre est un bien comme les autres ?"

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Les Vivants et Les Morts de Nele Neuhaus

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Au coeur de l’hiver, une vieille dame est tuée d’une balle dans la tête tandis qu’elle promène son chien dans un parc de la banlieue de Francfort. Trois jours plus tard, une autre femme est abattue avec la même arme à travers la fenêtre de sa cuisine, alors qu’elle est en pleins préparatifs de Noël. L’officier de police judiciaire Pia Kirchhoff comprend qu’elle peut dire adieu à son voyage de noces en Équateur : son collègue Oliver von Bodenstein va avoir besoin d’elle.
Les victimes n’avaient apparemment aucun ennemi. Pourquoi, alors, fallait-il qu’elles meurent ? Ont-elles été choisies au hasard ? Lorsque d’autres morts surviennent, la peur se répand dans la population face à celui que la presse a déjà surnommé “le sniper du Taunus”. Pia et Oliver tentent désespérément de déterminer le mobile de celui qui s’est autoproclamé “le Juge”. En priant secrètement qu’il y en ait un, parce que rien n’est plus imprévisible qu’un homme qui tue sans discernement. Lorsque, aiguillés par les énigmatiques messages du meurtrier, les deux enquêteurs élargissent le champ de leurs investigations aux proches des victimes, ils mettent au jour une terrible tragédie humaine aux ramifications complexes. Dans ce nouveau roman, Nele Neuhaus plonge le lecteur dans les coulisses du don d’organes. Mettant en scène avec subtilité les défis auxquels doit faire face une médecine humaine, trop humaine, elle signe son roman le plus sombre et le plus terrifiant

Encore un pavé de la part de Nele Neuhaus. Il n'y a pas de longueur mais c'est vrai que ça peut refroidir certains lecteurs. Dans ce polar, l'auteure aborde le thème du don d'organes. Après avoir lu ce livre, ça ne donne plus trop envie d'avoir la carte de donneur d'organes. Elle aborde aussi la pression sur les flics, les soi-disant experts que la hiérarchie colle dans les pattes des flics mais qui leurs font perdre leur temps en suivant une mauvaise piste. Il faut ajouter la fatigue et ils passent à côté d'une info.

Pia et Oliver font toujours une excellente équipe. J'ai beaucoup aimé l'originalité du sujet.

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